tony Admin

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| Sujet: les accidents des jeune enfants dans la vie courante Mer 31 Mai - 20:12 | |
| numéro 2305 vendredi 22 octobre 2004 III FMC > Certaines plantes au domicile ou dans le jardin familial ont une toxicité élevée : laurier rose, graines d’if, graines de cytise, dieffenbachia. Il ne faut pas hésiter à prendre l’avis du centre anti-poison après avoir identifié la plante. L’intoxication aiguë par le CO C’est la première cause de décès accidentel par empoisonnement en France. La symptomatologie est d’autant plus sévère que l’enfant est plus jeune : céphalées, asthénie, vertiges mais, chez les toutpetits, elle peut se manifester par des signes en apparence banals comme des vomissements, des pleurs inhabituels. Généralement l’entourage accuse des troubles récents. La teinte rosée des téguments d’un enfant présentant des troubles de la conscience est très évocatrice d’une intoxication oxycarbonée. Il faut immédiatement appeler les pompiers, soustraire l’enfant à cette asthmosphère et, si on possède le matériel, oxygéner au masque à fort débit d’oxygène. LES BRÛLURES ET LES ÉLECTROCUTIONS Les enfants, au cours des premières années de la vie, sont particulièrement exposés au risque de brûlures. Étendues, elles mettent en jeu le pronostic vital, profondes, elles exposent à des séquelles fonctionnelles et esthétiques. La promptitude et la qualité des premiers traitements participent à l’amélioration du pronostic. Les brûlures surviennent essentiellement dans la cuisine, soit par projection d’un liquide chaud (lait, thé, potage...), soit au contact d’un objet chaud, four, cuisinière, plaque chauffante, fer à repasser. Près de 15 % surviennent dans la salle de bains, certains chauffe-eau délivrent une eau à 60° – à cette température, trois secondes de contact suffisent pour entraîner une brûlure au troisième degré. Les brûlures par flamme (barbecue, manipulation de briquet...) sont moins fréquentes, mais plus graves. Celles par produit caustique ou électricité sont rares mais profondes. >Il faut déshabiller l’enfant si les vêtements sont imprégnés de liquide chaud ou de produit caustique, refroidir les brûlures avec l’eau du robinet ou le jet de la douche pendant cinq minutes, en se méfiant cependant du risque d’hypothermie si la brûlure est étendue (refroidir la brûlure mais pas l’enfant !). Il ne faut pas déshabiller la victime d’une brûlure par flamme, surtout s’il s’agit de vêtements synthétiques qui ont fondu. Il ne faut pas faire boire l’enfant. En attendant les secours médicaux, l’entourage doit calmer la douleur avec un suppositoire de paracétamol. Doivent être hospitalisés : – tous les nouveaux-nés ; – les nourrissons si la surface corporelle brûlée est supérieure à 5 % ; – tous les enfants dont la surface brûlée est supérieure à 10 % ; – les brûlures de la face, des mains, des pieds et du périnée ; – les brûlures électriques, chimiques, par incendie en espace clos ou avec lésions associées ; – les enfants chez lesquels on soupçonne une maltraitance (appel au médecin différé, brûlures d’âge différents, brûlures de cigarettes). > La prise en charge de la douleur pendant le transport est primordiale : paracétamol 15 mg/kg, morphine 0,1 mg/kg en sous-cutané. Les doses de morphine sont à diviser par deux pour l’enfant de 3 à 30 mois. L’enfant doit être immobilisé, matelas, coquille ou attelle car les mouvements augmentent la douleur. Seules les brûlures superficielles et peu étendues sont traitées en ambulatoire sans jamais négliger la prise en charge de la douleur, paracétamol éventuellement associé à la codéine. > Quelques enfants meurent encore chaque année d’électrocution, beaucoup gardent des séquelles du fait de la profondeur des brûlures entraînées. Les prises de courant des logements récents comportent un opercule masquant l’entrée des alvéoles mais il reste celles non sécurisées des logements anciens et les prolongateurs sans protection... Premier geste, couper le courant. Si l’enfant est en état de mort apparente, manoeuvres de réanimation, bouche à bouche, massage cardiaque externe en attendant les secours. Hospitalisation indispensable même en l’absence de perte de connaissance pour rechercher un retentissement cardiaque, doser les enzymes musculaires et rechercher une lésion du cristallin. Toute brûlure doit être immédiatement refroidie à l’eau du robinet pendant au moins cinq minutes. 2305-033-039-FMC 18/10/04 13:40 Page III |
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