tony Admin

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| Sujet: les accidents des jeune enfants dans la vie courante Mer 31 Mai - 20:06 | |
| numéro 2305 vendredi 22 octobre 2004 dossier fmc les accidents du jeune enfant dans la vie courante II caments de l’enfant (sirop coloré au goût agréable). > Ces intoxications médicamenteuses ont en général un bon pronostic. L’amélioration observée ces dernières années est liée à la baisse des intoxications par les salicylés, les barbituriques et les hypnotiques mais aussi à la qualité du traitement symptomatique. > Les troubles de la conscience succèdent exceptionnellement de façon immédiate à l’absorption des médicaments. C’est pourquoi le premier interrogatoire des parents doit faire préciser la nature du ou des toxiques, la quantité ingérée, le poids de l’enfant, l’heure présumée de l’ingestion et celle du dernier repas pris par l’enfant. Les parents n’ont pas forcément assisté à l’ingestion du toxique mais tout trouble du comportement, à plus forte raison tout état de somnolence, toute ataxie aiguë d’apparition brutale chez un enfant auparavant en bonne santé doivent faire évoquer une intoxication. Le médecin, dès l’appel téléphonique des parents, après s’être enquis de la nature et de la quantité de produit ingéré (toujours envisager la dose maximale que l’enfant a pu avaler), peut apprécier la gravité éventuelle de l’intoxication en s’aidant du dictionnaire Vidal qui précise, pour chaque médicament, la dose toxique et ses symptômes, ou en appelant le centre 15 ou un centre régional anti-poisons. Il précise aux parents de ne surtout pas faire absorber du lait ou de l’huile. > Une fois sur place, si l’enfant est conscient et l’absorption récente, le médecin pourra le faire vomir sur place en lui faisant absorber du sirop d’Ipéca ( une cuillerée à café pour 10 kg de poids). Chaque fois que l’enfant a des troubles de la conscience, l’appel du Samu est systématique. En attendant son arrivée, l’enfant est placé en position de sécurité, position ventrale ou latérale, une jambe étendue, l’autre fléchie, la tête tournée vers le coté. Des perturbations respiratoires ou hémodynamiques justifient des gestes immédiats de sauvetage : ventilation au masque, voie d’abord veineuse, remplissage vasculaire. > Quel que soit le tableau initial, la plupart des enfants seront adressés aux urgences pédiatriques proches pour une surveillance éventuelle de quelques heures. Excepté pour le paracétamol, dont la toxicité hépatique s’installe de façon silencieuse, il n’y a plus de risque en l’absence de signes cliniques six heures après l’intoxication. L’enfant n’est pas adressé aux urgences pour certaines intoxications sans gravité (voir tableau cidessous). Attention aux enfants ayant un déficit en G6PD risquant une grave hémolyse avec une petite quantité de médicament courant. Les intoxications non médicamenteuses restent redoutables > Les produits à base de soude caustique sont les plus dangereux : déboucheurs sanitaires, gel et tablette de lavage pour lave-vaisselle, antirouille pour le linge, détartrants acides et eau de javel concentrée en berlingots. Actuellement présentés avec des bouchons hermétiques, ils sont parfois transvasés ou mal refermés. Dans ce cas, il ne faut jamais faire vomir ou ingérer quoi que ce soit à l’enfant et, même si le tableau se résume à des brûlures buccales, appeler systématiquement le centre 15 pour un transport médicalisé par Samu. Par contre, l’absorption d’une petite quantité d’eau de javel diluée n’entraîne habituellement aucune complication sérieuse et nécessite seulement l’administration d’un pansement gastrique. L’ingestion d’hydrocarbures (white spirit, essence de térébenthine, essence...) impose un passage aux urgences pédiatriques pour réalisation d’un cliché pulmonaire. Antirouille et antigel sont particulièrement dangereux. Lors d’une visite, le généraliste peut saisir l’occasion de rappeler les règles de sécurité : garder les produits à risque dans leur flacon d’origine, ne jamais les conserver dans des endroits accessibles aux enfants. Médicaments Anti-acide Antibiotique Contraceptif Eau oxygénée (<3 %) Laxatif (paraffine et lavements) Mercure du thermomètre Mercurochrome Oxyde de zinc Vitamines (sans fer) Agents lavants Adoucissant Agents blanchisseurs (sauf javel en berlingot ou pastille) Lessive à linge Produits cosmétiques Bain moussant Déodorant Eau de toilette, de Cologne Huile de bain Lotion pour les cheveux, pour les mains Solaire Maquillage, rouge à lèvres Mousse à raser Produits solaires Parfum Savon de toilette Shampoing Divers Allumettes Argile Bougie Cigarette (<3) Cirage Colle Craie Crayons Encre de stylo à bille Engrais, nourriture pour animaux Feutre permanent ou non Graisse Huile lubrifiante Huile de moteur Pâte à modeler Peintures à l’eau ou acryliques Sachet anti-humidité Savon à bulle substances non toxiques
Le conditionnement des médicaments en flacon avec bouchon de sécurité et logette plastique unitaire d’extraction difficile a diminué le nombre des intoxications et leur gravité, mais la règle du rangement hors de portée des enfants doit rester impérative. FMC 2305-033-039-FMC 18/10/04 13:39 Page II |
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